Textes

« Rencontre Traquini-Fahrni » – ( travail en commun)

(détail ) Carte, 2015 Carton, acrylique, lettres 100×100 cm

Comme si , dans la ville, la lumière paraît avoir définitivement vaincu la part qui revenait à l’ombre. Laurane semble voir l’invisible et le commun. Elle en extrait l’essentiel, joue avec la matière, l’apprivoise, tout en lui laissant sa liberté et préservant son identité. Cette exploration des limites ne s’arrête jamais.

On rencontre une sorte de malaise et d’étonnement en apercevant ses pièces pour la première fois. Une sorte de doute, aussi de scepticisme. Cela vient de son regard, qui arrive à marier, conjuguer, dialoguer entre anoblissement du banal et poésie. Ses objets spécifiques dont les formes varient du plus simple au plus excentrique, prennent des attitudes aussi diverses que celles trouvées dans ses dessins. Elles nous offrent des possibilités infinies, de transgresser les habitudes visuelles et tactiles. Une sorte de rejet des conceptions en adoptant romanesque et sublime.

« Il faut observer longtemps, s’en imprégner, oublier peut être les strates culturelles qui se sont accumulées dans nos mémoires et viennent parfois placer entre eux et nous un écran de savoir dommageable à l’émergence de notre sensibilité – une culture asphyxiante disait Jean Dubuffet »

Gilles Traquini

As if, in the city, the light seems to have definitively vanquished the part which returned to the shade. Laurane seems to see the invisible and the common. She extracts the essential, plays with the material, tame, while leaving him in his freedom and preserving his identity. This exploration of the limits never stops.There is a kind of unease and astonishment when you see his plays for the first time. A kind of doubt, also of skepticism.This comes from his look, which marries, conjugates, dialogue between ennobling banal and poetry. His specific objects, whose shapes vary from the simplest to the most eccentric, take attitudes as diverse as those found in his drawings.

They offer us infinite possibilities, to transgress the visual and tactile habits. A kind of rejection of conceptions by romantic and sublime. «You have to observe for a long time, to absorb it, to forget the cultural strata that have accumulated in our memories» Jean Dubuffet

Gilles Traquini

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